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Projets de mandature

Alors, que feront-ils à l'Assemblée nationale ?

Par: 
Rodrigo Acosta et correspondants

Législatives 2017 : Florence Granjus a livré ses priorités et a réagi à certaines critiques.

Quelles sont vos priorités de votre première année ?

A court terme, je vais remplir ma fonction de parlementaire de la Nation de la manière la plus efficace possible. Ma priorité est de pouvoir prendre en compte l'ensemble des préoccupations des citoyens, citoyennes de ma circonscription. Suite à des contacts pris sur le terrain, pendant la campagne, je vais travailler sur des dossiers, pour influer sur l'action du Parlement. c'est toute la philosophie et la méthode du groupe La République en marche (LREM). En outre, je vais tâcher de contribuer à remplir l'autre rôle du parlementaire, qui consiste aussi à contrôler l'action gouvernementale. En troisième lieu, je vais garder le contact avec le terrain. Globalement, ce sont mes trois priorités.

On pourrait les décliner sur des actions concrètes et spécifiques par rapport à des dossiers que je vais aborder dans les semaines à venir. Par exemple, je pourrais vous citer les domaines de la santé, de l'emploi, des transports, du désert médical et de la transition numérique. Sur ce dernier point, dans les communes de la 12e circonscription, le retard est tellement énorme que je vais m'y mettre dans un bref délai.  Par ces propos, je me fait une idée claire du parlementaire: il ne doit pas se croire vivre dans une tour d'ivoire. Ma priorité est de garder le contact avec le terrain.

Comment allez-vous faire pour remonter les enjeux locaux (avec et pour les citoyens) vers l'Assemblée nationale ?

Je m'interroge sur la manière de procéder afin d'innover. Où mettre ma permanence en sachant que j'ai des contacts aux milieux rural et urbain. En effet, la question de la permanence se pose autrement : comment mettre et à quel moment un service qui permet un contact récurrent ? La permanence peut revêtir différentes formes : en mairie dans la 12e circonscription, par réseaux sociaux, par un blog interactif... Il faut d'abord réfléchir pour agir convenablement. Je suis en train de réfléchir à convertir des comités locaux par commune de la 12e circonscription de  notre groupe d'En Marche !

En matière de concertation et sur des dossiers d'actualité parlementaire (la réforme du code de travail...), le parlementaire a un devoir, dans sa circonscription, d'informer les citoyens afin d'avoir des retours du terrain sur tel ou tel dossier examiné à l'Assemblée nationale. Il a un devoir d'information, d'explication. Sur des textes primordiaux, par exemple, la loi "travail", il ne faut pas que l'on raconte tout et n'importe quoi ! Pourquoi, comment cette réforme impactera-t-elle le quotidien des gens ?  Le rôle du parlementaire est de capter l'information du terrain et de la traduire en langage lisible à l'Assemblée nationale. Inversement, il faut  que le travail de l'Assemblée redescende vers le terrain. Je cherche un dialogue, un aller-retour, entre les élus à l'Assemblée nationale et les citoyens de ma circonscription. Je serai opérationnelle et performante à la rentrée en septembre 2017.

Seriez-vous une députée godillot ? Comment allez vous faire pour concilier vos convictions lorsque celles-ci s'écarteraient de la ligne gouvernementale fixée par le Président Emmnanuel Macron ?

J'apprécie beaucoup votre question car elle est terre à terre. Je vous donne une réponse directe : elle me fait beaucoup rire ! Hier, en famille nous avons débattu la même question et un des membres de ma famille, qui ne partage pas mes idées politiques, m'a défendue en soulignant le fait que je ne suis ni un robot ni un député godillot.

C'est grave ! Voire honteux de me penser à ma place, notamment dans le cas des perdants. Est-ce que c'est un travers de faire partie de la société civile et devenir élue de la République ? C'est hallucinant de nous critiquer de cette manière. Laissons-nous faire ! J'ai managé des équipes et j'ai fait cela pendant trente ans. Le management, c'est aussi une manière de faire de la politique. Je suis une femme de convictions qui a travaillé sur des territoires difficiles (NDLR : département 93). J'ai du caractère et du tempérament. Et je ne serai jamais un robot à mon âge.

 

Florence Granjus a acquis une expérience de 30 ans dans le domaine de l’emploi, dont 20 ans dans le département des Yvelines. Désireuse de casser les barrières et de donner à tous les  chercheurs d’emploi une vraie chance de réussir, elle a créé les « jobdating » (sessions de recrutements éclairs permettant d’obtenir un premier contact avec des employeurs). Pour aller plus loin dans la lutte contre les discriminations, elle a ensuite initié les « Web dating » (entretiens par webcam), donnant ainsi une chance à tous lors de la première étape d’un recrutement.

 

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