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ACTU - Société -

Andrésy : la ville brille de mille feux pour Noël

Par: 
Lionel Wastl

Samedi 6 décembre, Hugues Ribault, maire (UMP) d’Andrésy a lancé les illuminations des fêtes de Noël dans toute la ville. Pour la plus grande joie des enfants !

Dans le parc de l’Hôtel de ville, les enfants de l’Ecole Saint-Exupéry, des Mini-schools et de la chorale du Tourdion ont entonné des chants de Noël, avant que le maire ne rappelle aux Andrésiens que les fêtes de Noël étaient l’occasion de renforcer les liens de solidarité, notamment avec les personnes âgées.

 

Un maire qui a su développer les décorations de Noël

 

Hugues Ribault est un vrai père Noël pour ses contribuables. Depuis son arrivée à l’hôtel de ville, il n’a eu de cesse de développer les illuminations et multiplier les sapins décorés à certains points névralgiques de la ville. Pour cela, la municipalité a fortement augmenté le budget « Décorations de Noël » depuis sept ans, pour le plus grand plaisir des jeunes Andrésiens.

Illuminations bleues dans les arbres, face à l’église ; lucioles blanches sur toute la rue du Maréchal Foch ; forêts d’épicéas aux divers ronds-points… Le tout dans un goût parfait.

 

Ne manquez pas le « village du père Noël » face à l’hôtel de ville !

 

Le clou du spectacle demeure, comme chaque année, le « village du Père Noël », installé dans le Parc naturel de l’île Nancy, face à l’Hôtel de ville. Un plaisir pour les yeux.

Profitons donc une dernière fois de ce beau spectacle avant que l’île végétale face au centre ville ne soit coupée en deux par la construction d’une « passe à poissons » d’une dizaine de mètres de large, dont le démarrage des travaux est imminent.

Osons une petite fausse note : la mairie à la décoration pompeuse, éclairée par une lumière blafarde.

 

« Chez nous, c’est le désert de Noël ! »

 

Des voix, néanmoins, s’entendent dans les quartiers un peu reculés de la ville : les habitants des Charvaux, des Coteaux ou de la gare se sentent un peu délaissés.

Il est vrai que sapins et guirlandes électriques sont surtout présents sur les ronds-points de la départementale et les berges de Seine, fortement gâtées comme tous les ans.

La municipalité veut manifestement valoriser les passages les plus fréquentés ou les plus symboliques de la ville, comme l’hôtel de ville. Les autres quartiers concentrent d’ailleurs les décorations anciennes, énergivores et moins spectaculaires.

L’association de quartier, Les Hauts de la gare, a relayé cette déception. Créée en 2007 en vue de valoriser le quartier situé au-dessus des voies ferrées, autour du supermarché Casino, l’association présidée par l’un de ses habitants, Stéphane Cailmail, déplore que « les illuminations municipales ne passent pas la voie ferrée ». « Nous sommes même le seul quartier à ne pas avoir d’illuminations », déplore t-il.

Il est vrai que la rue de Triel est devenue une artère vitale d’Andrésy depuis l’implantation du supermarché et de la station essence Casino. Cette rue n’est effectivement illuminée que par ses réverbères… et l’enseigne Casino.

Stéphane Cailmail, rappelle pourtant que la rue de Triel est « une zone de passage dense : zone économique, zone de loisirs avec le Cosec Jean Moulin, zone de transport avec la gare SNCF : on avait tous les ingrédients pour avoir une belle décoration ! Chez nous, c’est le désert de Noël !!! »

D’un côté, des habitants qui en veulent plus. De l’autre, une municipalité qui veut devenir « exemplaire » en terme de développement durable en limitant, dans le futur, les excès de décorations de Noël. N’est-ce pas rechercher la quadrature du cercle ?

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