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Environnement et santé publique

Décharge sauvage : pas loin de 200 personnes mobilisées !

Par: 
ASAEECC "Votre vie à Carrières"

Suite à la pétition d'Alban Bernard et à la médiatisation du désastre de la mer de déchets dans la Plaine de Carrières-Chanteloup-Triel, la pression est encore montée d'un cran, le dimanche 1er avril, grâce à la mobilisation d'au moins 180 participants sur la plaine.

Vous pouvez trouver l'article de l'ASAEECC "Votre vie à Carrières" sur son site Internet, en cliquant ici.

 

La médiatisation a donné l'effet escompté pour qu'enfin les élus s'occupent correctement de cette plaine et lui donne un avenir. Cette mobilisation a montré également que les habitants, tous abasourdis par son état de décrépitude totale depuis plusieurs années, y sont attachés car elle représente l'histoire agricole de notre région. 

Aujourd'hui avec Alban Bernard nous ne souhaitons pas d'action en justice comme vous avez pu le lire dans certains journaux (Le monde et les Echos). En effet, des actions de ce type seraient contre-productives et pourraient se retourner contre des propriétaires terriens qui sont les premiers à subir ces dépôts sauvages. Cela serait un comble qu'ils payent dû à une gestion inefficace de nos institutions depuis plusieurs années,  laissant de fait les agriculteurs seuls face à leurs terres devenues incultivables suivant les arrêtés préfectoraux de 1999 puis de 2000 et les rendant propices au développement de décharges à ciel ouvert.

Les mesures prises depuis 10 ans avaient été affichées, la veille, au début du chemin emprunté par la manifestation, par la municipalité de Carrières. Certes des mesures ont été effectives, mais tout prouve aujourd'hui qu'elles ont été insuffisamment rapides et, surtout, inefficaces pour éviter ce désastre écologique, environnemental et sanitaire. Aujourd'hui, les citoyens et les associations veulent être autour de la table pour participer à l'avenir de la plaine et suivre de près les actions des institutions.

Pour l'ASAEECC "Votre vie à Carrières", l'heure n'est plus aux règlements de comptes mais à l'échange, à la confrontation des idées, à une dynamique collective, au partage des propositions. Il est temps que tous les acteurs se mettent autour de la table : les citoyens investis, les associations souhaitant échanger, les maires des communes concernées et, même, la communauté urbaine GPS&O, le département, la région ; l'Etat doit participer, car il s'agit, réellement, d'un problème d'ordre national.

Lors du dernier conseil communautaire, le président de GPS&O aurait annoncé être prêt à consulter les citoyens et les associations. Il n'était pas présent à cette mobilisation ; ses organisateurs espèrent que les paroles seront suivies par des actes concrets de sa part.

Trop jeune, trop grande avec un trop grand territoire à gérer (73 villes), la communauté urbaine doit être soutenue, dans ce projet, par le département, la région ainsi que par l'Etat.  

Le financement est un point important ; il est à noter que la communauté urbaine a prévu un budget de 430 millions d'euros, alors que le nettoyage de la plaine coûterait entre 2 et 3 millions d'euros, peut-être plus. Toutefois, son président et les maires des trois villes concernées ont déjà annoncé qu'ils ne pourraient pas, seuls, assumer financièrement le nettoyage de la plaine !

En ce qui concerne les futurs projets, le collectif citoyen a déjà mis en ligne plusieurs propositions sur son site "déchargeons la plaine" avec un sondage qui a déjà récolté 150 votes.

Le Journal des deux rives organise, à ce sujet, une première conférence sur la plaine afin d'ouvrir le débat sur son devenir. Cette réunion se tiendra le 26 avril prochain à 19 h 30 à la salle Grelbin à Triel-sur-Seine.

Photos de cette 2ème mobilisation : 

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