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Edito de l'édition 146

Après le Covid-19, sens dessus dessous

Par : 
Rédaction du J2R

Tout le monde s'interroge : quel sera notre quotidien après la fin de ce confinement Covid-19 ? Voici une réflexion pour nous aider à méditer sur l'après. 

Il n’y a plus de saison ! D’ordinaire, cette réflexion populaire est poussée sans trop y croire, à la cantonade, l’histoire de meubler la conversation. Aujourd’hui, peut-être hésitons-nous à l'employer légèrement tant elle nous paraît être devenue vraie. Ainsi, avons-nous vu cet hiver une seule fois la neige ? Comme si le pressentiment d’une prochaine calamité climatique ne suffisait pas, voilà que nous sommes à peu près tous confinés par la faute du virus venu de Wuhan et privés de printemps ! Reclus nous sommes et une vidéo, prise à la volée dans une rue aux heures ensoleillés où, normalement, nous déambulons, nous montre des daims s’aventurant comme des touristes dans un centre-ville déserté.
 
Cette crise inédite bouscule nos vies. L'enfermement provoque la mélancolie. Désœuvrés, certains sont davantage portés vers des addictions communes comme le sucre, l’alcool, le tabac, les drogues ou vers des comportements violents. Nos gouvernants, censés nous gouverner, semblent aussi perdre la boussole, annoncer des mesures, puis revenir dessus ! Pouvons-nous les blâmer d’avoir perdu la manche, de naviguer à vue  ? Ce moment n’est pas simple !
 
Boris Cyrulnik nous dit que « Le traumatisme de l’épidémie provoque une adaptation », que notre faculté à la « résilience » nous permettra de changer dans l’adversité et que cette situation provoque l’émergence de « nouvelles manières de penser l’existence ».
 
Des initiatives individuelles se font jour. S’adapter pour survivre, c’est ce que font, par exemple, des commerçants, des artisans, des agriculteurs locaux malgré l’injonction au confinement. Cette période est passionnante car elle oblige non seulement à être créatif et - quel étonnant paradoxe ! - nous invite à nous rapprocher, à être solidaires. Tandis que le commerce en ligne pourrait, à la faveur de la crise du Covid-19, gagner encore du terrain sur le commerce traditionnel, les activités et les échanges de proximité s'accélèrent. Les réseaux sociaux nous font assister en direct à la poursuite d'une mutation, d'une lame de fond : le développement des circuits courts, bientôt la renaissance des commerces et des artisans de proximité, la consommation des produits de l'agriculture locale. En somme, réinventons-nous (dans la concorde) !
 
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