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Elections municipales

Élections à Triel, un dernier effort and the winner is...

Par: 
Mac Guffin

Maintenant que l’on sait que le second tour aura lieu le 28 juin à Triel-sur-Seine comme dans quelques 4800 autres communes de France, il nous est loisible de commenter la situation politique dans notre village telle que nous la décryptons à l’heure actuelle. Nous envisagerons quelques hypothèses, poserons quelques certitudes ; fin du premier suspens avec le dépôt des listes début juin.

Une campagne inédite

Déjà des données objectives : la fusion des listes n’est possible que jusqu’au 2 juin ; la campagne commencera à partir du 15. Une campagne en mode confinement : compte tenu de l’absence du tractage et de réunions, rendus impossibles par la Covid-19, le bouche à oreille (mais de loin), les lettres d'information et d'autres moyens de communication directe (boîtes aux lettres, visites de prescripteurs tels que des commerçants et des représentants associatifs) seront largement employés pour essayer de convaincre les électeurs. Les militants afficheurs se disputeront âprement les panneaux jusqu’au terme du 26 juin. C’est donc un deuxième tour inédit et il faut bien en finir. Le gouvernement ne veut plus en entendre parler au delà de l’été car il aura d'autres chats à fouetter à la rentrée. Au programme en ce moment, les tractations entre les qualifiés et les exclus du 15 mars jusqu’au 2 juin (date limite, en pratique jusqu’à ce week-end).

Le point sur les fusions

Le candidat LaREM a la plus mauvaise place : s'il se rallie, il se soumet et la candidate Kérignard n’en veut pas trop ; elle se contenterait bien d’un soutien, ayant fait connaître dès le départ, sa répulsion quasi-olfactive envers le représentant du ponte départemental. Il y aura donc trois listes. La vieille garde symbolisée par la liste de Philippe Paillet est la seule qui pourrait faire mouvement vers celle de Jonas Maury pour constituer une coalition anti-Aoun réduite. Il est quasiment certain que la liste Kérignard ne fera pas alliance et cherchera, peut-être, en dernière minute à se rapprocher de Martine Cartier de la liste Triel Avenir.

Rédemption écologique

Pour les écologistes, après un premier tour incertain, à Triel, le deuxième tour sera cruel. Il leur faudra choisir, gagner ou périr à moitié par 6 ans d’opposition. Se rallier sans trahir ses amis va leur être difficile car si, comme il semble probable, la tête de liste de « Triel à Venir » rejoignait la liste « Triel Autrement », nous pourrions nous demander pourquoi cette union n’a pas eu lieu dès le premier tour. A moins qu’après longue réflexion, la rédemption se soit produite et que dans un geste de repentir d’avoir conduit sa liste dans l’impasse et pour ne pas trahir ses anciens amis, la candidate à la mairie les laisse libres de choisir de se présenter sur une autre liste. Ainsi, il y a de grandes chances que trois listes se présentent le 28 juin aux électeurs Triellois.    C. B.

Justement, cette dernière aura trop longtemps tergiversé, balançant ou en ayant fait semblant, entre un ralliement tantôt vers Aoun, tantôt vers Kérignard. Hésitant trop longtemps ou se croyant en position de faire monter les enchères avec un résultat du premier tour qui lui interdit pourtant tout “chantage au maintien”. La raison aurait été de laisser à des colistier(e)s beaucoup moins finasseurs la possibilité, comme envisagé très tôt, de rejoindre la liste Aoun. Le risque est qu’elle n’obtienne rien, ou qu'elle rallie Kérignard avec un équipage réduit, ce qui ne lui apporterait presque rien.
 

La place de deuxième n’est pas non plus très enviable et une dissension jusqu’ici bien dissimulée au sein de la liste Triel Autrement était déjà perceptible dès l’annonce des résultats, le soir du premier tour : l’observateur pouvait en effet constater qu’Yvon Rosconval faisait bande à part dans le jardin Senet, pas seulement pour marquer une distance covidienne !

Les challengers en difficulté

La chance de la liste de Kérignard serait que la liste de Maury jette l’éponge. L’hypothèse reste peu probable : dans sa position, ce serait plus raisonnable mais ce serait l’aveu de l’échec d’une campagne qui a surtout recherché le soutien des élus de l’ancien monde et d'autres caciques départementaux, à défaut du soutien des Triellois. La motivation des militants est aussi bien entamée par le résultat du premier tour ! L’hypothèse d’un rassemblement “un pour tous, tous pour un”, qui avait réussi de justesse en 2014 à l’encontre du candidat Arnaud Richard, serait réellement une surprise. L’attelage hétéroclyte, mariage de l’ancien et du neuf, s’il aboutissait, aurait toutefois très peu de chances d’interrompre la course gagnante de l’équipe menée par Cédric Aoun.

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