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Mobilités

Plan vélo : Pourquoi pas une académie de vélo au nord des Yvelines

Par: 
Rodrigo Acosta et correspondants

Le plan vélo du gouvernement a permis un coup de projecteur sur la petite reine. Cela dit, il faut aller plus loin et mettre en place des institutions pérennes pour l'ancrage de la pratique du vélo dans le paysage yvelinois. Pourquoi pas une académie du vélo comme le préconisait le ministre Elisabeth Borne.

 
Longtemps dans l'imaginaire collectif, le vélo était réservé aux sportifs ou aux ballades du dimanche. Quand on sait que 60 % des déplacements en France font moins de 5 km, cette sous-utilisation du vélo est une absurdité : c'est un mode de déplacement en soi, parfaitement écologique, économique et bon pour la santé. C'est la vision que le Gouvernement a porté dès le plan vélo de septembre 2018, notamment en créant un fonds de 50 millions d'euros par an pour financer des continuités entre pistes cyclables. 
 
Avec le déconfinement, nous sommes en train de franchir une étape dans la culture vélo, et de rédevenir le mecque du vélo. En quelques mois, nous gagnons plusieurs années de politique cyclable : 1 000 km de pistes cyclables temporaires sont déployés grâce aux collectivités territoriales, et le coup de pouce vélo de 50 euros a rencontré un succès fulgurant. Pour amplifier cette dynamique, le gouvernement actuel a décidé de tripler son financement pour permettre la réparation de 1 million de vélos d'ici la fin de l'année. Les Français sont en train de sortir massivement leurs vélos de leurs caves et garages : il faut qu'ils continuent de le faire.
 
Au-dela des ces premières mesures, il est aussi indispensable de pérenisser cette politique à moyen et à long termes. La proposition (survolée par la presse parisienne) de Mme Borne permettrait aussi d'ancrer la pratique du vélo dans nos communes du nord des Yvelines. Ainsi, l'Académie des métiers du vélo pourrait être un grand moment de la mobilité tant vantée par des urbanistes depuis des années. C’est pourquoi Élisabeth Borne a lancé une Académie des métiers du vélo, portée par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) et soutenue à hauteur de 8 millions d'euros via un programme de certificats d’économie d’énergie sur la période 2020-2022. L’objectif est de développer des guides techniques, une plateforme web et des supports de formation, mais aussi de former des experts du vélo de tous les niveaux (mécaniciens, formateurs…). 
 
Cette nouvelle filière permettra de former 250 mécaniciens vélos dans les prochains mois, puis 500 mécaniciens par an. Pistes cyclables temporaires Les pistes cyclables temporaires constituent une solution simple et adaptée pour permettre aux cyclistes de se déplacer en sécurité en créant de nouvelles voies de circulation pour les vélos ou en élargissant des pistes cyclables existantes. Le Gouvernement prend des mesures de soutien à la mise en place de ces pistes cyclables temporaires par les collectivités territoriales : 
 
• Soutien technique par les services de l’État : le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), opérateur du ministère de la Transition écologique et solidaire, a diffusé des fiches pratiques à destination des gestionnaires de voirie. 
 
• Soutien financier de l’État : la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) est mobilisée par les préfets pour cofinancer des pistes cyclables temporaires au caspar-cas avec les collectivités territoriales qui ne disposeraient pas de ressources suffisantes. 
 
A partir des institutions comme l'Academie des métiers du vélo, on pourrait mettre en œuvre une nouvelle offre de mobilité entre les villes de la boucle de Triel : Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine, Vernouillet et pourquoi ne pas intégrer les communes de la rive gauche comme Médan, Villennes-sur-Seine et Orgeval ?
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